Chapitre 6

6 . La trêve

Arrivé au royaume de Rixe, en la capitale Astéria, Matheus se dirigea vers le palais. Tous cela ne se passa sans aucune encombre. Le roi Elmer lui accorde une audience. Ce roi n'est plus dans sa toute dernière jeunesse, tenant fébrilement assis dans son trône. Le prince entra et le salut :
- Roi du pays de Rixe, je vous salut !
Aucune réponse.
- Majesté ?
Un de ces conseillers s'approche du vieux roi. Des yeux livides s'ouvrirent devant lui. Un regard plein de haine se porte sur Matheus.
- Toi ?... Ici..., prononce t il.
- Oui !
- Pourquoi ?
- Pour ma mère, votre nièce roi têtu.
- Juliana...
- Oui, Juliana.
- Que lui arrive t il ?
- Elle se meurt. Elle meurt à cause de la bêtise des Hommes et de leur guerre insensé et immorale. Et je suis venu demander une trêve pour qu'elle puisse reposer en paix !!!
- ...Une trêve... Mais ne l'ai telle pas établi depuis des années ?
- Quoi ?
- Oui, bien avant la mort de ton père, mon fils...
- Qu'elle est donc cette histoire ? Pourquoi mes armées et mon peuple meurent aux champs de batailles, de faim, de misère, de tristesse !!!!
- Encore une longue histoire... Mathéus...
- Oui ?
- Croit tu en les légendes et les contes ?
- Pourquoi cette question ?
- Répond, s'emporte le roi.
- Euh et bien, oui plus ou moins.
- Alors tu es prêt à entendre la vérité.
Il resta statique et fixa son grand-père droit dans les yeux.
- Ecoute, écoute moi bien, car ma fin est proche a moi aussi. Cela remonte à l'époque où Rixe a déclaré la guerre à Aldash. Il a passé un pacte avec le diable et ses démons.
- Le diable ?
- Pourquoi croit tu que mon peuple ne semble pas souffrir de la guerre ? et aussi pourquoi ton royaume perd tous les combats ?
Ses jambes ne le soutiennent plus. A genoux, il en resta bouche bée.
- Le diable, répète t il comme hébété.
- Je ne connais pas les détails de ce pacte mais seul une créature des eaux possédant les pouvoirs des éléments qui peuple notre monde peut le déjoué.
- Les sirènes.
- Sûrement mais nul ne sait où elles se cachent... Tu découvrira peut être des choses a Irim, la ville aquatique.
- Irim, la ville d'Ondine, fille de Valèria... n'est ce pas ?
- Oui...
Il toussa, et crache du sang.
- Mathéus, approche, écoute les dernières volontés du pauvre roi. Fais que ce monde retrouve l'éclat et que la paix y persiste. Retrouve là ! Elle est le dernier espoir de l'humanité.
- Qui ?
- Celle qui est cher a ton c½ur...
Ses yeux se ferment. Pour toujours...
Les funérailles de ce bon roi attristèrent tout le royaume. Mathéus hérita de ce royaume étant le légitime héritier.
Les formalités, tel le couronnement, accomplis, il retourna au plus vite au chevet de sa mère, lui annoncer la nouvelle.
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# Posté le jeudi 01 juin 2006 13:13

Chapitre 7

7 . Les retrouvailles

Des mois passèrent. La reine Juliana meurt. Mathéus se retrouve seul.
Il décide donc de partir à la recherche de l'élu capable de sauver le monde humain.
Irim. Capitale des royaumes aquatiques.
Truands de tout genres y vivent. Marchands d'esclaves, chasseurs de prime, tueurs...
Une jolie serveuse brune servait les clients du cabaret Aqua Blue.
Vêtu d'une simple robe bleue nuit, cheveux tressés, un client l'approché de trop près. Il se retrouve rapidement avec un plateau de renverser sur sa tête.
Ne pouvant accepter ce genre de réaction, le patron de l'Aqua Blue, une créature imposante, mi homme, mi requin, hurlait après la serveuse.
- Petite garce ! Ce n'est pas comme ça que l'on traite les clients, je te surprends encore une fois à faire ça. T'es virée ! Compris ?!
- Je m'excuse, Monsieur. Je ne le ferai plus, déclare t elle.
- T'as intérêt, minette. Une bonne partie des clients viennent pour ton joli minois. Mais encore une gaffe et je t'envoie direct chez un marchand d'esclaves !!
Elle baissa la tête.
-Silence, c'est bientôt à toi, cri un homme.
- Va ! Dépêche toi ! reprit le patron, et n'oublie pas ce que je viens de te dire.
Elle hoche la tête et fila.
Un homme capé entra dans l'établissement, et s'installe au comptoir.
Un homme, gros et âgé s'avance :
- Qu'est ce que ça s'ra ?
- Une bonne pinte !
- Ok, 5 pièces !
- Voila, dites moi mon brave ?
- Quoi ?
- Je recherche des renseignements sur ...
- Chut !!
Toutes les lumières s'éteignirent, et une mélodie douce résonne. Puis une voie s'installe dessus
Une lumière douce éclaire la scène et dévoile une jeune femme aux cheveux blonds dans une longue robe dorée, assise sur un tabouret. Sa voix fine et mélodieuse captive toute l'assemblé. Son chant parle d'amour, de tristesse et d'éloignement. A la fin de son chant, la lumière s'efface de nouveau.
Ebaït par tant de douceur, l'homme demande :
- Aubergiste, qui est ce ?
- Vous ne la connaissez pas ?
- Je devrai ?
- Pour sur ! C'est la plus célèbre chanteuse de ce cabaret !
- Ice, sers moi un cocktail, s'il te plait, cela t'évitera de dire des bêtises, déclare t elle.
- Mais ce n'est que la pure vérité, ma chère !
- C'est vous ?!
- Vous ? interroge la jeune chanteuse
- Silence ...
- Euh oui. Se connaît on ?
Il retira sa cape. Un homme brun en sorti.
-Mathéus ! s'exclame t elle en se réfugiant dans ses bras. Comme vous m'avez manqué, pleure telle
-Je suis heureux que vous vous souveniez de moi.
-Comment vous oublier ?
Il rougit ses paroles. Ses cheveux détachés sentaient bon. L'odeur en était enivrante. Sentant ne pouvoir résister, il la repousse.
-Mathéus ?
- Désolé, mais si cela avait continué, je ...
- Vous m'auriez embrassé ?
Il rougit de plus belle et baissa la tête.
-Peut être même plus, murmure t il.
Elle rie.
-Vous savez, je ne suis pas contre un baiser. Hi hi !!
Alors il rapproche son visage du sien, mais le doigt de Silence l'arrêta.
-Mais pas ici, reprit elle. L'heure n'est pas encore venue pour nous unir, mon cher !
- Quoi ?
Elle reprit son sérieux et la tristesse s'installe dans son regard.
-Connaissez vous, la Légende de l'Enfant de la pluie ? A votre expression je vois que non, elle sourit faiblement, et bien laisser moi vous la conter. Ice ?!
-Ouaip, tout est prêt, ma Belle !!
- Merci, Mathéus, rester ici.
Les lumières s'éteignent de nouveaux. Une petite musique apparaît. Les notes sont mélodieuses et mélancoliques. Silence apparaît dans la pénombre, une lyre a la main.

Ami voyageur
Laissez moi vous conter
La légende
L'Enfant de la pluie
Parmi nos profondeurs
Elle nous est contée
La Légende.
L'Enfant de la pluie
Viendra un jour d'horreur
Et ce joue là,
L'enfant naîtra
Mais la mère mourra.
Mère sirène, Mère humaine.
Mère hybride.
L'Enfant de la pluie
L'Enfant de la prophétie.
Héritier des royaumes aquatiques et terrestres.
Cet enfant régira tous les peuples
Les mènera vers la paix éternelle
Mère hybride, Père roi humain.
L'Enfant de la pluie.
L'Enfant du malheur.
L'Enfant du bonheur.


Et la lumière s'estompe. Les applaudissements et les sifflements retentissent.
Mathéus en reste sans voix. Tant de beauté émanait de cette chanson. Tant de beauté que dégageait Silence dans sa tristesse. Elle revint vers lui.
- Cette chanson, dit il.
- Oui ?
- Je l'ai déjà entendu quand j'étais enfant. Une fois, je me promenais dans la forêt Ondinia, avec mes parents. Et cette chanson, une petite fille la chanter. Je ne me suis approché par peur. Mais...
- Cette petite fille a continué, sachant qu'elle était écoutée. Et d'un coup la chanson s'arrete et plus rien. Plus d'enfant, plus de chanson. Est-ce cela ?
Surpris, il la fixe.
- Cette enfant, c'était moi, sourit elle. J'ai arrêté de chanter car vos parents se sont approchés.
- Pourquoi m'avoir fait écouter ces paroles ?
- Parce que l'enfant de cette légende... c'est...
- Vous ?
- Pas tout a fait. J'y suis liée et vous aussi...
Il ne dit rien. Il avait compris. Si un enfant né de leur union, Silence moura. Une larme coula.
-Non, chuchote t il.
- Mathéus, n'ayez crainte. Je m'y suis résigné. Mourir ne me fait pas peur.
- Non, vous ne mourrez pas ! Je le dis ! Je vous sauverai !
Voyant qu'il était au bord des larmes, elle le prit dans ses bras.
Puis lui prend les mains et l'emmena en dehors du cabaret.
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# Posté le jeudi 01 juin 2006 13:16

Chapitre 8

8 . Premiére fois

Elle lui fit découvrir son royaume.
La ville entière est sous un dôme de verre. Les alentours sont visibles. Corail, plante aquatique, poissons de toutes couleurs resplendissaient derrière cette barrière. Des vaisseaux à coupole circulaient librement à l'extérieur.
Matheus et Silence allèrent sur le marché. Une petite fille s'approche de Silence et la dévisage, serrant de très près sa poupée.
- Bonjour, sourit Silence.
Ebahit, la petite ne répond pas.
- Tu as perdu ta maman, demande Silence.
Elle hoche la tête pour acquiesçai. Silence la pris dans ses bras :
- Allons la chercher ensemble d'accord ?
Cinq minutes plus tard :
- Elèse, Elèse !!Où est-tu ma chérie ? Elèse !!!! criait une jeune femme.
Elle courrait dans tous les sens, regardant de droite à gauche, courrait, courrait puis d'un seul coup, elle heurta quelqu'un.
- Maman, cria la petite.
- Elèse ?!, elle la pris dans ses bras et la serra fort. Ma chérie où étais tu ? J'ai eu si peur ...
La jeune femme dirigea son regard sur Silence et dit :
- Merci madame, merci ma reine !! et elle s'incline.
- Oh ce n'était rien. Et puis votre fille est adorable.
- Merci encore ma reine, insiste telle toujours incliné.
- Madame, je vous en pris, n'en faite pas tant. Je suis avant tout une femme, et j'aurais réagit de la même façon que vous si m'as filleavait disparu.
- Maman, on y va, coupa la fillette.
- Oui, ma puce. Madame, merci infiniment.
- Au revoir Elèse.
- Au revoir madame, t'es jolie !
- Merci ma puce, toi aussi.
Matheus ne dit rien mais il av ait assisté a cette scène.
- Reine Silence ?!
- Oui. Depuis la disparition de ma mère, Ondine..., elle baissa son regard.
- Ondine, s'étonne Matheus.
- Oui, la même.
- Impossible ! Elle devrait avoir plus de 100 ans !
- Ma mère à exactement 108 ans. Mais elle à l'apparence d'une grande dame aux cheveux émeraude, belle, posée âgée d'une quarantaine d'année.
- Impossible, ce n'est pas elle, rétorque t il.
- Si !
- Comment peut tu en être sur ? la colère l'emporte.
Il s'attendait à ce qu'elle pleure ... mais rien.
Au contraire elle le fixa posément.
- Je le tiens de sa bouche. Libre à vous de me croire ou non !
Sur ces paroles, elle se retira.
- Att... attends Silence ! Attends moi !!
Il l'a rattrapa. Voyant cela, elle accélère le pas. Il ne lâchait toujours pas.
Elle se mit donc à courir. Mais a chaque fois, il l'a rattrape.
Ayant assez de ce petit jeu, il accélère pour de bon et lui agrippe le bras.
Elle se retourne les yeux larmoyants. Il l'attira fortement vers lui et sera sa prise. Elle ne tenait plus. C'est au dessus de ces forces. Une averse de larmes...
Ils restèrent un bon moment comme cela.
Un vombrissement retentit. Ils lèvent la tête et aperçoivent au dessus de leur tête, une baleine et son petit. Ebahit, ils suivent du regard leur déplacement lent mais majestueux.
Matheus, lui, fixe plutôt son attention sur la jeune femme. Son sourire était de nouveau là. Large, magnifique, serein... Charmé, il approche son visage de ses lèvres et en pris possession. Elle le repousse.
- Pourquoi ne veut tu pas ?
- C'est à moi de décider où je donne mes baiser, et aux personnes aussi ! rétorque t elle.
- Je comprends.
Attristé, il la lâcha et s'en alla :
- Adieu Silence. Désolé de t'avoir déçu.
Indécise, elle ne bougea pas et le regardait partir. Mais ... d'un seul coup, elle l'attrape par la taille et resserra son étreinte fortement. Son étreinte était désireuse. Elle avait besoin de son amour, mais comment lui avouer ?
Il se retourne. Leur regard se croise. Plus rien n'avez d'importance à leur yeux, seulement l'être aimé. Petit à petit, leurs yeux se ferment. Petit à petit leurs lèvres s'effleurent. Petit à petit, le lien se fait. Il est fait. Un doux baiser plein de vie et d'amour.
Le lendemain matin, dans une chambre de l'hôtel Otèris.
Silence entrouvre doucement les yeux. Elle sourit face à la mine enjouée de Mathéus, allongée près d'elle le torse nu. Torse nu ? Elle vérifia immédiatement... Rien. Nue... Elle rougit comme un coquelicot et se cache sous les couvertures.
Matheus amusé, ria.
- Ne te cache pas voyons, Tu es magnifique au réveil.
- Je me cache si j'ai envie, d'abord !
- Mais tu as quel âge ?!
Elle ressort son nez et vit qu'il riait, les yeux clos. Profitant de cela, elle lui lance un oreiller en plein visage. Et à son tour il fait de même. N'ayant plus d' « armes » sous la main, elle passa à l'attaque par les chatouilles. N'en pouvant plus, il capitule.
- Arrête, c'est bon. T'as gagné, dit il entre deux rires.
Il s'embrasse tendrement. Puis il alla s'habiller. Elle semblait songeuse. Il passait sa chemise quand Silence lui demande :
- L'avons-nous fait ? elle ne le regardait pas. Elle se couvre d'une couverture et s'installe devant la fenêtre.
Intrigué, il ne répond pas.
- L'avons-nous fait, persiste t elle.
- Tu ne t'en souviens pas ?
Silence ne dit rien. Il s'approche d'elle et l'enlace, ces mains rejoignant les épaules de sa tendre.
- Ma chérie. Regretterait tu si je te répondait que oui ?
A cet instant, une larme tomba sur sa main. Attristé, il resserra son étreinte.
- Je ne sais pas, dit-elle après un long moment. Je ne sais pas...
Pourquoi regretter ce geste d'amour, Silence ? Il n'y a rien entre deux personnes qui s'aiment.
- ... Alors pourquoi en ais-je aucun souvenirs...dit le moi, Mathéus, je t'en supplie... répond moi ...
Désespérée, elle retombe à genoux sur le sol, et les larmes, ses larmes coulaient a flot.
- Silence...
- Laisse-moi, va-t-en !! Hurle-t-elle.
Il se dirige vers la porte, prend la poignée, la tourne...
Silence n'entendit pas la porte se refermer. Elle sentait le regard déçus et attristé que son amant portait sur elle.
- Silence, sache que je t'aime.
Et la porte ce referme.
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# Posté le jeudi 01 juin 2006 13:18

Chapitre 9

9 . Silence... Disparue !

Matheus revint le soir, quand la nuit était tombée.
Il rentre dans la chambre, et voit que Silence n'y était plus. Disparu ?!
Pas dans la salle d'eau, ni dans le lit a sombré paisiblement dans le pays des songes. Il court demander à l'hôtelier s'il l'avait vu récemment.
- La reine m'a demandé de vous remettre ceci, Monsieur. Je ne sais pas ce qu'il c'est passé mais elle avait plus que bouleversé, complètement ailleurs. La pauvre, elle as déjà assez de problème a son age. Régner si jeune, je la plains...
Il fouille dans une étagère derrière le comptoir et ressort une enveloppe qu'il remis a Matheus.
Il remonte dans sa chambre, s'assoit dans un fauteuil de velours vert, décacheta l'enveloppe et y sort un papier jaunâtre qui s'envole et se dépose sur le sol. Une apparition de Silence se dévoila et dicta :

Mon amour,
Sache que je t'aime, moi aussi.
Si nous l'avons fait cette nuit,
Un enfant naîtra, et ma mort suivra.
Je suis parti a la recherche de solution auprès de ma mère qui se fait porter disparue.
Je t'aime mais si tu m'aimes aussi,
Rejoins moi au lieu de notre première rencontre


L'apparition se dissipe peu a peu. Une odeur nauséabonde s'en dégage. Le papier prit feu et se consuma jusque sa complète mort.
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# Posté le jeudi 01 juin 2006 13:20

Chapitre 10

10 . Loune


Trois jours plus tard. Il était enfin arrivé à la rivière Ondinisme. Lieu de commencement de tous ces bonheurs et de tous ses malheurs...
Sa Silence l'a abandonnait, mais il ne se laisserait pas abattre aussi facilement.
Il l'attend comme elle le lui a demandé. La journée passe... rien... Toujours rien. Il commençait à perdre espoir. La nuit tomba.
Alors que son fau de camps commençait à s'éteindre, un bruit retentit.
Un bruit d'eau... « Silence », espéra t il.
Ce n'étais pas elle. Mais une autre femme. Ses cheveux noirs de jais relevé en un chignon élaboré. Des petits ruban s'en échappé. Ses yeux bleu azur ressortaient dans la pénombre. Elle était vêtue d'une jupe d'un blanc étincelant, arrivant à ses genoux.
- Mathéus Lorderin ? demanda t elle. Sa voix est fine et agréable. Tout comme Silence. Elle lui ressemble. Dans sa gestuelle, sa façon de se déplacer. Gracieux, posé, pensive...Silence, oui elle lui ressemble.
- Mathéus Lorderin ? répète t elle.
- Oui, c'est moi. Vous êtes ?
- Je m'appelle Loune, elle s'incline. Prince, roi, elle se redresse et dirige sa main vers la rivière. Ma s½ur vous attendez.
- Silence ?
- Oui, prononce t elle en marchant vers l'eau. Elle y glisse un pied avec grâce. Puis l'autre jambe, et elles se transforment en nageoire d'un blanc pur.
- Suivez-moi, Prince, reprit elle.
- Vous suivre ? Cela m'est impossible. Je suis humain.
- Oui, mais venez. Ayez foi. Vite, avant que quelqu'un ne nous voit.
Il s'approche donc et lui donna la main comme elle lui le demanda. Ils plongèrent et une bulle d'air les enveloppe.
Ils nagèrent pendant un bon moment. Matheus découvrait les trésors sous-marins. Rien n'étais comme le décrivait Silence. Ses couleurs, se coraux mais ce calme permanent était pesant. On y sentait une atmosphère peinée. Mais ce qui l'inquiété encore plus, c'est le refus totale de sa guide de répondre.
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# Posté le jeudi 01 juin 2006 13:22