Chapitre 11

11 . Où est tu ?


Une tour nacrée apparaît. Brillante parmi les débris et les ruines d'un ancien royaume imposant et majestueux.
Mais il a perdu toute sa grandeur, toutes ses couleurs, toute sa beauté.
Tout un royaume en ruine. L'atmosphère y est pesante. Les poissons ont disparu.
Loune accélère le rythme et entraîne Matheus. Ils s'engouffrent dans une entrée « secrète », encastrée dans les parois de la tour.
Une fois le pied posé sur le sol froid, la bulle d'air éclata, et la jeune fille avança en indiquant a son compagnon de faire le silence le plus total.
Le jeune homme découvre les lieux. La nacre de la tour était authentique. Des milliers de coquillages ont dû être utilisés. Du blanc, du rose, du gris, du turquoise illumine la tour. Elle contenait un unique escalier. Matheus leva la tête et pousse un petit cri de surprise. Tout en haut, une pierre précieuse, énorme, d'au moins cinq mètres d'envergure, en forme de cloche pendait. Voyant l'humain s'extasiait, elle le tira de sa rêverie et empoigne son bras, et le traîne dans les escaliers.
Arrivé en haut, ils sont stoppés par une porte imposante. Ils l'ouvrent et apparaît devant eux une grand salle, dallée, lumineuse. Un siège trônait au centre, placé sur un piédestal. Entourait de cousins de différentes couleurs et de taille. Devant le siège se trouve une pierre, où brille un cristal blanc. De forme d'un nautile, flottant au dessus de son socle. Loune s'en approche et s'agenouille devant ce dernier et retourne près de Matheus.
- Où sommes nous, demande t il.
- Vous êtes dans notre refuge.
- Votre ?
- Oui, retentit une voix suave et posée.
Il fit volte-face et découvre une femme, aux cheveux émeraude, assise dans son trône.
- Matheus Lorderin, je présume.
- Vous êtes ?
- Allons bon. On ne reconnaît même pas les siens ?
- Ondine..., souffle t il.
- En chair et en os ! ri t elle
- Où est Silence ?
- Ah ... oui, c'est vrai, Silence, ma chère « fille ». Elle passe une épreuve.
- Une épreuve ?
- Une épreuve, oui.
- Pourquoi faire ?
- Elle doit passer cette épreuve...
- ... Pour prouver sa majorité...
- ... Et sa capacité a enfanté...
Trois femmes apparaissent à leur tour et ont prononcés ses paroles.
- Qui êtes vous, s'étonne t il.
La plus grande s'avance, ses longs cheveux roux bouclés glissaient sur ses épaules comme une cascade.
- Je suis Laurianne, 2eme fille d'Ondine.
Une autre pris la parole, ses cheveux rouges étaient noués en deux tresses.
- Moi, c'est Océane.
Et la plus petite, aux cheveux de jais, comme Loune, souffla :
- Sarya.
- Tu connais maintenant quatre de mes autres filles, Prince. Mais celle qui est cher à ton c½ur n'est pas ici.
- Où est elle, s'empresse t il de demander.
- Seules les sirènes peuvent y aller. Je crois qui tu es inutile pour sauver ta belle, ria Ondine.
Pendant un instant, il crut voir de la haine dans le regard des sirènes et d'Ondine.
- Ondine...
- Oui ?
- Il me semble que vous détestait Silence !
- ...
- Mère, reprit Loune, venait voir. Le Nautile Blanc. Il s'agite.
Ondine se leva et pousse Loune violemment à terre.
- Aaaahh ... Tout se passe comme prévu... Approche Prince, Veut tu voir ta belle ?
Il s'approche, méfiant, et plongea son regard dans le cristal.
Il voit Silence, affaibli, en sang, nageant aussi rapidement qu'elle le peut pour échapper à un homme poulpe.
- Silence, Non !!
L'homme poulpe venait de lui planter sa lace dans l'abdomen. Celle-ci s'effondre.
- Elle a succombé.
- Cela veut dire qu'elle a échoué.
- Elle n'était pas digne d'être une sirène, Interviennent Laurianne, Océane et Sarya chacune leur tour.
- Taisez-vous, s'énerve Loune.
- Loune. Ma chère fille...
- Oui, Mère...prononce t elle craintive.
- Veut tu bien avoir la gentillesse de reconduire notre invité à la surface ?
- ... Mère, pourquoi faites vous cela, osa Loune.
- Faire quoi ?
- Pourquoi chercher la mort de Silence ? Elle n'a rien fait de répréhensible.
Ondine tira du sol Loune par les cheveux. Celle-ci émet un cri de douleur.
- Pauvre sotte ! Ingrate, cria Ondine. C'est ainsi que tu me remercie de t'avoir laisser en vie !
- Non, ce n'est pas...
- La ferme, s'emporte t elle, je te chasse ! Par avec cet humain ! Sache que désormais les fonds marins te sont interdits !
Loune baissa la tête, et s'en alla avec Matheus, complètement effondré par la vision qu'il a eu a travers le cristal. Il ne comprenait pas ce qu'il arrivait. Les événements le dépassaient.
Une fois à la surface, Loune et Mathéus se posèrent, prirent le temps de réfléchir. Il décide d'engager la conversation :
- Loune, je suis désolé...
- De ?
- Tout...Votre bannissement, votre souffrance, et de la mort de ...
- Vous n'y êtes pour rien. Ma Mère et mes s½urs ont disparu.
- COMMENT ?
- Cela va faire au moins deux années...
La tête appuyait contre un arbre, elle fixe la lune. Matheus l'écoute avec attention et intérêt.
- Notre royaume, reprend t elle, fut assiégé par des créatures peu scrupuleuses. La déesse Ondine, ma mère, et mes quatre autres s½urs se sont fait capturées par les sbires de la déesse Marath, qui règne sur les enfers.
- Vous et Silence, non ?
- Silence, comme à son habitude, était parti à la surface, contre la volonté de Mère. Moi...j'étais parti rejoindre celui que j'aimais...mais...mais ...
Une larme vient couper son récit. Reprenant son courage :
- Il fut lui aussi emmener, puis torturé. Je suis sure qu'il est encore en vie, je le sens. Il m'a défendu et il s'est fait prendre à ma place. Je veux encore croire qu'il est encore en vie, je veux le croire !
Ne sachant quoi dire, Matheus lui pris la main et la serra très fort.
Surprise mais rassurée, elle laissa glisser sa tête sur son épaule et fixe la Lune de nouveau.
- Silence avait raison. La Lune est un astre vraiment magnifique.
- Oui, Silence ... murmure t il.
- Je crois que Silence n'est pas morte...
- Quoi ?
- Oui, elle doit être retenu, elle aussi, prisonnière avec mon aimé et mes s½urs. Torturé par ma « s½ur » de substitution, Elaith.
- De substitution ? Torturée ??
- Oui, mais s½urs et ma mère sont retenues elles aussi dans la tour. Mais seule je ne pouvais les libérés.
- Je comprends ! Allons-y !
- Non !
- Non ?
- Marath doit surement se douter que l'on viendrait les chercher ce soir même. Attendons demain soir.
- Demain, nous préparons un plan judicieux pour l'invasion.
- Oui.
- Pour cela, il vous faut dormir, allez-y ! Vous tomber de sommeil Loune !
- D'accord mais vous ?
Il la fixe et lui sourit. Son regard exprimait un sentiment de sûreté. Elle compris qu'il n'arriverait pas à fermer l'½il de la nuit, malgré la fatigue qui l'accablait.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le jeudi 01 juin 2006 13:23

Chapitre 12

12 . La prison



Dans une pièce bien froide, emmuré de pierre brute. Silence était là, pied et poing lié, au mur agonisant suite à ses blessures de la veille.
Plusieurs femmes en haillons s'approchent d'elle et l'encerclent.
Se joignant, toutes les quatre, les mains, elles se concentrent. Peu à peu, un halot de lumière s'empare d'elles et va se réfugier dans le corps de Silence. Celle-ci sursaute et écarquille les yeux. Sa respiration se fait haletante. Par accout, l'air pénètre dans ses poumons. Sa plaie et ses coups disparaissent peu à peu. Les quatre femmes se reculent et un homme s'avance à son tour, et tend à Silence un morceau de tissu. Celle-ci à peine remise de cet événement, le prend sans rien dire. Une des femmes l'avait détaché. Elle « s'habille » de ce tissu et dit :
- Où sommes nous ?
- Tu est ici en sûreté, déclare une des femmes, ses longs cheveux roux et bouclés étaient dans un triste état. Ternes, fourchu, sales...
- Du moins tant que tu n'essayeras pas de t'échapper, reprit une autre aux cheveux de jais complètement ternis par la poussière et la fatigue.
- Laurianne ?! Sarya ??!!
- Oui, nous sommes toutes là, annonça Océane.
- Mais, Mère, non...
Une femme aux cheveux blancs sort de l'ombre.
- Elaith... Pourquoi sommes nous toutes là ? Où est Loune ??
- Loune a réussi a s'en sortir, Princesse.
Silence se retourne et découvre le propriétaire de la voix. Cet homme était posé mais son visage reflétait les souffrances qu'il a endurées. La faim et la fatigue cernés ses yeux, comme ses s½urs. Ses cheveux noirs de crase/
- Vous êtes ?
- Je suis Inaï, petit ami de Loune, du moins, il y a 2 ans.
- Mais vous êtes humain ?!
- D'apparence seulement.
Elle ne dit plus rien, elle avait compris la véritable nature d'Inaï.
- Mère ... Où est elle ?
- Elle est emprisonnée dans une pièce reculée de la tour. Elle est protégée par un champ de force. Seule Marath peut le déjouer.
- Il faut la sortir de là et vite ! s'impatiente Océane.
- Oui, sa force vitale diminue dangereusement, reprit Laurianne.
- Mais comment sortir d'ici. Toute la tour est ensorcelée ! réplique Elaith.
- Pour cela, faites moi confiance, déclare Silence, mais j'aurai besoin de vos pouvoirs, les filles.
Elles acceptèrent.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le jeudi 01 juin 2006 13:24

Chapitre 13

13 . L'évasion

La nuit est tombée. Matheus et Loune nageaient en direction de la tour.
Il était convenu de s'introduire et d'y aller en douceur. Elle le guide vers une entrée secrète, elle permet de s'échapper de la tour en cas de danger. Très étroit, sinueux et bas de plafond, l'espace y est très réduit et sombre.
Arrivé au bout du tunnel, il regardent si aucun garde n'est là et poursuivent sur la gauche jusque une intersection. Se collant aux pierres froides, gouttelant, Matheus sort la tête et compte. Trois. Trois sentinelles. Il fit signe à Loune. Elle hoche la tête et sort de sa cachette. Elle marchait tranquillement vers les gardes. Une fois les avoir dépassé, elle se retourne et avance ses bras en leur direction. Deux couteaux viennent se figer dans leur dos. Celui du centre était toujours debout. C'est alors que Matheus sort à son tour et tranche la gorge du dernier. Passant au dessus des corps et après avoir récupérer les armes, ils continuèrent leur chemin. Ils arrivèrent à un escalier qu'ils montèrent pendant 2 étages, utilisant différents subterfuges pour éliminer les gardes et prirent la porte.
Non loin de là, dans une cage où des grésillements et des éclairs grouillent, une femme se meurt.
Une autre entra en claquant les portes contre les murs.
- Ondine ! Alors tu ne veux toujours pas abdiquer ?
Cette dernière releva doucement la tête et fixa son ennemi avec haine.
- Marath, le jour où je me vendrais aux forces du mal n'est pas encore venu.
- Oh, je vois ! Mais au fait, j'ai du nouveau !
Elle frappa dans ses mains et un petit gnome apparaît avec le nautile blanc entre ces mains, et le dépose devant sa reine et s'éclipse aussitôt.
- Vois tu, très chère Ondine, reprit Marath. Tes filles sont emprisonnée elles aussi, mais ...jusqu'à maintenant, Silence manquait à l'appel.
- Non, souffle t elle
- Et si, sourit elle. Cette jolie petite sirène vient juste de se faire prendre dans mes filets et Loune m'est toujours fidèle.
- Mes filles s'en sortiront.
- J'en doute. Mes sorts sont puissants et personne ne peut les déjouer, pas même un déesse telle que toi n'y arrive.
Elle se dirige vers la cage et crache :
- Vermine aquatique ! Comment as-tu pus devenir déesse alors que tu es une simple humaine !
- Va savoir ! Mon c½ur n'est peut être pas corrompus comme le tien ?!
- Rahhh ! Maudite soit tu ! Je te ferai plier un jour, tu verras...
Et elle sort, en rage.
- Vois tu, j'en doute. Mes filles sont bientôt là pour te tuer...
La porte de la prison désormais ouverte, Silence et ses s½urs et Inaï sortent en courant dans la direction du haut de la tour. Mais ils ne se sont pas doutés qu'il y aurait autant de gardes. Silence ne voulait passe battre inutilement mais elle va y être obligé. Elle s'arrêtas et se mit à genoux. Sous le regard stupéfait de tous, elle joignit les mains et incante. Son bras droit en l'air, sa main gauche en face de son visage, une ligne se forme entre ses deux mains et un faisceau d'eau s'éjecte sur tous les gardes et les transforment en écume.
- Silence, serait tu ..., s'étonne Inaï.
Elle le fixe droit dans les yeux et il ne dit plus rien.
Le passage maintenant dégagé, ils continuèrent leur chemin.
Arrivé au bout du couloir, des bruits et des cris retentissent.
Les portes s'ouvrent avec fracas. Silence sursaute et les évite de justesse.
Apparaît alors Loune et Matheus, surpris eux aussi de voir autant de monde.
- Silence ?
- Matheus ?
- Inaï ...
Silence et Matheus s'étonnent. Ils portent leur intention sur l'autre couple.
- Inaï, je sais que c'est toi ? Que fais tu sous cette apparence ?!!
- Loune ?! dit Matheus doucement voyant la détresse et la colère dans la voix de Loune.
- Inaï !!! Réponds moi ! désespère telle en s'effondrant en larmes.
Il s'approche d'elle et la releva.
- Loune, tu sais très bien pourquoi je suis sous cette apparence...
- Non, je ne sais pas ! hurle telle.
Attristé par cette scène tout le monde se tait.
- Loune ! Crie t il a son tour, en la secouant. Si je ne tiens pas ma promesse. Tu mouras !
- Je me fiche de mourir ! Mais tu dois être épuisé comme ça, et c'est toi qui vas mourir ! Je ne veux pas !
Elle se jette dans ses bras et pleure.
- Loune..., il resserre son étreinte.
Laurianne poussa un cri de douleur. Haletante :
- Mère... elle se meurt...Vite, dépêchons nous !
- Oui, vite ! se ressaisit Loune.
- Oui, mais où est elle, demande Elaith.
- Dans la salle du conseil, dit Sarya.
Arrivé devant la salle, Silence inspira a fond et pousse la porte. Ils découvrent le corps de Ondine affaiblit dans une cage.
- Mère, s'affole Océane.
- Non, la retiens Silence. Ceci n'est qu'une illusion. Regarde au quatre coins de la pièce. Il y a des tablettes d'illusions. Il faut les détruire.
- Du feu ! intervient Elaith.
Matheus pris une torche et commence à les brûler. C'est alors que quatre squelettes font leur apparition, armés d'épées rouillées mais encore tranchantes.
L'un d'entre eux fonça sur Matheus et porte un coup. Ce dernier esquive de justesse.
- Je m'en occupe, que quelqu'un s'occupe des tablettes.
- Ocèane, fais le ! ordonne Silence. Loune et Elaith occupé vous de celui de droite. Sarya, Laurianne celui de gauche ! Inaï...
Voyant Inaï s'acharner sur l'un d'entre eux, elle ne dit rien.
Les filles s'exécutent et Silence saute sur le dernier squelette qui approché d'Océane. Epée à la main, elle la pointa vers lui. Il stoppa, la fixe et rie.
- Ne te moque pas de moi ! Sans cervelle !
A cette insulte, il arrête de rire et se lance sur Silence. Un coup à droite, un coup à gauche, en bas, en haut. Il est rapide, se dit elle. Elle esquivait toutes ses attaques ne sachant comment riposter.
Inaï avait déjà terminé avec sa créature. Il scruta la salle et s'aperçoit de la détresse de chaque combat, seul Matheus s'en sortait. Océane courant dans chaque recoins, brûlant les tablettes.
Loune et Elaith ne sachant pas se battre, leur pouvoir étant assez limités à cause des sortilèges posaient dans la salle. Elles ne s'en sortent pas. Elaith ne vit pas l'épée qui se dirigeait sur elle. Blessé au bras, elle s'effondre.
Loune, complètement essoufflée, se retrouve seule. Inaï couru vers elle mais trop tard, le squelette planta son épée dans le ventre de la pauvre Loune. Inaï la rattrapa et la pose délicatement au sol. Elle avait les yeux clos. Sentant la rage l'envahir, il saisit l'épée de sa bien aimée et resserra la prise sur son arme.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le jeudi 01 juin 2006 13:26

Chapitre 14

14 :Le prophète et la nouvelle Ondine !

Mathéus en as maintenant terminé avec son adversaire, alla secourir Silence. Mais celle-ci lui ordonna d'aider ces autres s½urs qui s'affaiblissaient.
Silence resserra le manche de son épée, et tout en fermant les yeux, elle tranche la tête du corps squelettique qui roula vers le corps inerte de Loune.
Un cri retentit. Inaï lève ses deux épées sur son ennemis et frappe à plusieurs reprises, avec frénésie. Complètement démanteler, le squelette ne bougeait plus.
Le dernier venait enfin de tomber. Océane en avait terminer avec les tablettes. Ils se rassemblent tous auprès de Silence, totalement impassible. Choquée par ce qu'elle voit.
Près du corps de Loune, Inaï reste statique, immobile, courbée, les armes au sol.
Il se redresse et tourne le regard vers le groupe.
Son regard. Plein de haine. Rouge comme assoiffé de sang. Sa peau à rougit elle aussi et des tatouages tribales se sont dessiné sur son corps. Sous ses yeux. La marque du démon. Loune s'était entiché d'un démon, et pas n'importe lequel. Inaï se déplace vers Loune et prend son corps dans ses bras et disparaît dans un nuage de poussière.
- Non ! Hurle Silence.
D'un seul coup, la salle s'assombrit. Toutes les torches éteintes, aucune fenêtres pour l'éclairer, seuls les sorts de la prison d'Ondine éclaire la pièce de bleu et de lumière jaunâtre.
- Mère ! s'écrient Laurianne, Océane, Sarya et Elaith.
- Mère ! Tenez bon. On va vous sortir de là ! s'impatiente Océane.
Mathéus reste silencieux. La femme qu'il aime ne bougeait plus. Aucune réaction à ces paroles. Elle fixait l'endroit où Loune était il y a peu.
- Mais où est Loune ? s'inquiète Ondine.
Tous les regards se baissèrent. Silence se déplace vers la déesse et dit :
- Chère Ondine, n'est crainte. Ce n'est que la prophétie. Elle arrive. Le commencement de la fin.
Une voix masculine, suave et forte à la fois avait remplacé celle de Silence.
- Cette voix ... ?! Diènos ?!Que fais ? Laisse ma fille tranquille, ne prend pas son corps. Tu vas la tuer !
- Ondine, Ondine... Comment pourrais je faire du mal a ma propre fille ???
- Tu es bien capable de trahir un peuple entier alors pourquoi pas ta fille...
- Père ?? s'étonnent les sirènes.
- Et oui, sourit il vers elle avec le corps de Silence.
- Mère je croyais qu'il étais mort ?! s'exclame Laurianne.
La déesse détourne son regard.
- Moi ? Mort, il rie. Comment ?
- On ne peut pas tuer un prophète, Laurianne...
- Et oui, je suis immortelle. Ahahahah ! Mais assez parlé de ma magnifique personne. Je vais bientôt rendre la place à Silence. Sache qu'elle est la clé du nouveau monde. Elle ne doit pas mourir, Déesse aquatique. Elle enfantera le nouveau monde.
Silence s'effondre.
Il fait froid, l'air est humide. Loune se réveille. Elle découvre une nouvelle pièce. Les murs sont sombres. Ses draps sont froids. Elle tente de se relever mais une douleur la fit réfléchir. Elle porte sa main à son ventre et y voit des bandages, ensanglantés. Quelqu'un l'avait soigné. Qui ? Où sont ses s½urs ? Inaï ? La panique s'empare d'elle. Elle dort du lit et pose ses pieds sur le sol. Horrifiée, elle hurle.
Des cadavres, des squelettes, des membres humains, des être difformes. Sous ses pieds ! Sous en sol en verre. L'enfer !
- Enfin réveillée. Princesse Loune !
Assise dans un fauteil de satin rouge sang, appuyé sur ses mains. De longs cheveux noirs glissaient sur les épaules de Marath, ainsi que sur le fauteil et le sol. Sa longue robe noire cachait ses longues jambes. Son teint pâle faisait penser à la mort.
- Marath ..., balbutie Loune.
- En chair et en os, très chère ! sourit elle.
Elle se lève s'assit au côté de Loune.
- Vous avez l'air de souffrir.
- Cette blessure n'est rien ! affirme Loune.
- Celle-ci oui... Mais celle là !
La diablesse posa délicatement sa main sur le sein gauche de Loune. Le c½ur.
- Comment ??
C'est alors qu'apparaît Inaï.
Ondine maintenant libérée, peut enfin prendre ses filles dans ses bras.
Silence est, elle, toujours évanouit.
- Mère, dit Océane, il faut sauver Loune de ce démon !
- Du calme. Loune n'as rien à craindre de Inaï mais de Marath oui. Laurianne, localise là !
- Veillez bien sur Silence. Ne la laisser jamais essayer de nous sauver !
- Bien, déclare Mathéus.
- Laurianne ?!
- Elle se trouve aux enfers, Mère.
- Soit. Laurianne, Sarya, Océane, Elaith, venaient avec moi. Vous, Prince restait ici, avec Silence. Il ne faut pas qu'elle meure. Elle est la clé.
- La clé ?
- La nouvelle Ondine...
Ondine disparut suivit de ses filles.
La nouvelle Ondine ?...répète Matheus.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le jeudi 01 juin 2006 13:27

Chapitre 15

15 . Les sentiments


- Inaï ? prononça Loune.
- Oui, Inaï. Mon cher fils. Approche.
Il s'exécute.
- Vois tu ? C'est un enfant très docile, elle passe ses bras autour se son cou. Mais son c½ur est pris... même si les démons n'en n'ont pas.
- Si ! La preuve, provoque Loune.
- Effectivement, mais ... il ne sera jamais libre de ses sentiments. A moins que ...
- A moins que ?
- Non, non, c'est une très mauvaise idée..., elle s'éloigne d'Inaï.
- Quoique cela puisse être j'accepte !
Marath sourit de toutes ses dents. Son plan avait fonctionné.
Loune fixait Inaï. Pendant un instant elle crut voir le regard d'Inaï changé.
- Vraiment ? Insiste Marath.
- Oui ! affirme Loune.
- Alors, sois heureux moi fils ! Voici la prochaine déesse des enfers. Ta future épouse.
- Quoi ? hurle Loune.
- Et oui, c'est la seule solution. Le sang royal ne peut être mélangé à du sang pur tel que le tiens, il faut donc que tu sois souillée. Seule la reconversion peut fonctionner.
Abattu, elle ne dit rien.
- Et en plus, reprit la diablesse. Tes pouvoirs seront infinis.
A ces mots, Loune écarquilla les yeux.
Silence se réveille enfin. Elle est bien. Au chaud. Elle baisse son regard vers sa poitrine et vit 2 bras qui l'enlaçaient. Elle se retourne et se retrouve lèvres à lèvres avec Mathéus. Ce dernier se réveille à son tour. Prise de panique elle se dégage de son étreinte.
- Où ? Où sont mes s½urs ??
- ... Loin.
- Comment ça « loin » ?
- Loin de nous. Partons vite.
- Non ...
- Non ? Je savais que tu allais dire ça, ris Mathéus.
- Pourquoi devrais je partir ? Où sont mes s½urs et ma mère ??
- Tu n'as pas à le savoir.
Complètement choqué par l'attitude de Mathéus, et hors d'elle, elle hurle : - C'est mon droit !!! Dis le moi où sinon...
- Ou sinon ? reprit il amusé.
Elle cherche du regard. Une arme. Elle se jette dessus et pointe l'épée vers Mathéus.
- Avoue ! menace t elle.
- ... Silence, il reprend son sérieux. Tu veux ma mort ?
- ... Si c'est pour le bien de ma famille, oui !
Il la fixe. Sans aucun mouvement brusque, il s'approche d'elle, tout doucement.
Sentant la pointe de l'épée, il s'arrête. Respire a fond, prend l'épée de ses deux mains et essaya de se la planter de l'abdomen. Par reflex, Silence recule et retire l'épée de la porté de prince.
- Qu'est ce que tu fais ? s'inquiète t elle.
- Tu veux ma vie ..., Prend la !
Il la regarde intensément dans les yeux.
La couleur azur s'humidifiait. Les larmes s'en échappent. Elle lâcha son arme et se prend le visage entre les mains.
- Alors tu abandonne, ris t il.
- ... Mais... mais tu est cruel !!! Arrête de jouer avec mes sentiments ! Comment pourrais je tuer le père de mon enfant et l'homme que j'aime !!! Dis le moi !!
Attristé, il se rapproche d'elle et la serre dans ses bras.
- Excuse moi, j'ai été trop loin. Pardonne moi. Tu veux savoir où elles sont ?
- Voui..., hoquet elle.
- Aux enfers. Parti chercher Loune.
- ... Vite, je dois les re...
- Non ! cri t il.
- ?
- Ondine m'as fait promettre de te garder en vie alors tu restes là !
- Mais...
- Pas de mais... Promet moi une chose ?!
- Quoi ?
- Promet !
- Oui, je te le promets !
Il lui chuchote quelque chose à l'oreille.
Et elle s'effondra a nouveau en larmes.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le jeudi 01 juin 2006 13:28